Nos thèmes de campagne : NON A L’A24

Publié le par lise daleux

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En janvier 2006, la découverte de 4 fuseaux a suscité une mobilisation importante et des associations se sont regroupées en collectif régional pour dénoncer cette création autoroutière. 
Le monde agricole s’implique également en dénonçant les préjudices économiques prévisibles pour la profession : dévalorisation des terrains agricoles victimes des coupures par le passage de l’A24 notamment en ce qui concerne le maraîchage, diminution de l’activité et perte d’emplois.
De nombreuses manifestations d’ampleur ont eu lieu en 2006 et ont mis en évidence le préjudice pour l’environnement : atteinte à la biodiversité par rupture des chaînes biologiques, pollution de nappes phréatiques via les zones de champs captants, changement climatique par l’augmentation des gaz à effet de serre, pollutions visuelles et sonores.
Le mode de concertation n’a pas convaincu la plupart des citoyens concernés et la Belgique impliquée au premier chef, par la jonction, n’a pas été consultée n’y associée à l’élaboration du projet.
Économiquement parlant l’A24 n’améliorerait pas les dessertes locales et ne procurerait aucun soutien à toutes formes de productions et de relocalisations d’activités économiques.
Pour toutes ces raisons, des citoyens de la région se sont mobilisés contre l’A24, pour la sauvegarde de l’environnement au nom de l’intérêt commun et au-delà des intérêts personnels.
 
Pour un moratoire autoroutier !
Le projet de l’autoroute A24 prévu pour traverser le Nord Pas de Calais a fait l’objet d’un report de décision de la part de l’Etat. Ce projet reste donc aujourd’hui un enjeu majeur pour l’environnement et les habitants de la Région. Nous proposons un moratoire autoroutier, la mise en place d’un plan d’urgence pour les transports qui favorise le ferroviaire et la voie d’eau, la création d’une taxe carbone sur les émissions de gaz à effet de serre et une vignette pour les gros véhicules polluants.
 
 
Transport
« Choisir les alternatives à la route »
 
Constats :
Dans la 11ième comme dans beaucoup de zones périurbaines, on observe une quantité de déplacements très importante aux heures de pointe, qui produisent des embouteillages notamment sur la RN41. On observe également une disparité de la desserte des transports en commun en terme de nombres de passages, d’heures et de zones desservies
Il y a aussi très peu d’aménagements cyclistes et qui ne sont pas reliés entre eux.
 
Nous proposons :
1)       De refuser toutes nouvelles infrastructures de type autoroutières et à des fins de transit : A24 et autres voies de contournement à son service.
2)       De mettre en place une consultation large des besoins en transport collectif et trouver les moyens d’y répondre
3)       De privilégier l’acheminement sur les gares : gares routières, métro et tram train. (pôles d’échanges réalisés ou à inventer : Armentières, Don, Lomme, La bassée…)
4)       De soutenir les taxis navette
5)       De développer le transport de marchandises par le fret SNCF notamment pour la zone d’Houplines comme prévu dans le cahier des charges initial et pour la zone multimodale de Lomme en obligeant la SNCF à investir dans le transport ferré.
6)       De privilégier les modes de transport doux avec un réseau de voies cyclables.
7)       De valoriser la production alimentaire et de matériaux de construction locaux en
encourageant les filières de distribution qui privilégient les produits régionaux et en
dynamisant les contacts directs entre producteur et consommateur : AMAP, marchés,
coopératives…
 
 
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